Rép :Antparasitaires et vermifuges : attention molécules tueuses !

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#205070
Candydoudou
Participant

    Sensibilité des races canines à des médicaments : Gène MDR1 (multidrug resistance)

    Ce gène est présent dans une partie de la population canine, notamment les chiens de berger (type collie), les bassets, le whippet, et leurs croisements. Il ne s”agit pas d”une maladie en soi mais d”un gène de sensibilité pouvant entraîner la mort du chien à la suite de l”administration de médicaments de la famille des avermectines (Stronghold, Milbemax, Imodium, Program, Advocate, Profender, etc.), et d”autres molécules à usage antiparasitaire, anesthésique, antidiarrhéique.

    Liste des avermectines : http://www.collie-online.com/colley/mdr1/index.php

    Voici les molécules supplémentaires concernées :

    * Ivermectine

    * Lopéramide

    * Doxorubicine

    * Vincristine

    * Vinblastine

    * Cyclosporine

    * Digoxine

    * Acépromazine

    * Butorphanol

    Ce gène peut également potentiellement entraîner des problèmes sur plus de 50 autres molécules différentes, dont notamment :

    * Ondansétrone

    * Dompéridone

    * Paclitaxel

    * Mitoxantrone

    * Etoposide

    * Rifampicine

    * Quinidine

    * Morphine

    Les principales races concernées sont :

    – colley (poil long, poil court) ; shetland ;

    – border collie ; bearded collie ; berger australien ;

    – bobtail ;

    – kelpie ; australian cattle dog ;

    – berger blanc ; berger allemand ;

    – lapinkoira ;

    – teckel ;

    – skye terrier ;

    – whippet ; silken windhound ; etc.

    On peut aussi soupçonner le barzoï, les corgis, entre autres. Tout croisé de ces races est potentiellement atteint par la mutation, et cette mutation peut se retrouver théoriquement chez tout chien.

    Toutes races apparentées à celles précitées doivent être soupçonnées et dépistées. Il existe un test de dépistage pour le colley, mais il n”est efficace que sur certaines des races. il est probable que les autres races aient une autre version de la mutation qui empêche la vérification par dépistage ADN conventionnel.

    Il convient également d”éviter d”administrer une avermectine à un animal côtoyant un chien potentiellement sensible à cette molécule. En effet la rémanence des avermectines est très longue dans l”environnement (6 mois), et elles gardent leur potentiel mortel par exemple dans les selles des animaux en ayant absorbé. Des chiens sont morts pour avoir mangé du crottin de cheval vermifugé à l”ivermectine, et l”ivermectine est également présente dans l”huile de saumon d”élevage, les saumons d”élevage étant vermifugés à cette molécule. Il suffit à un chien de se lécher les pattes pour s”empoisonner !…

    Alors si vous avez un chien, ou que votre chat peut côtoyer un chien, que le chien peut aussi avoir accès à la litière du chat (et donc manger les crottes), pensez-y ! Attention danger de mort !!